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Comment faire un emprunt immobilier à 65 ans ou plus ?

Le concept de propriété immobilière a encore de beaux jours devant lui malgré le succès grandissant des services de location ou de partage. Selon un dernier sondage Opinionway, 76% des Français préfèrent acheter leur résidence principale plutôt que la louer.

 

Les sondés estiment qu’il s’agit là de la première étape de la constitution d’un patrimoine (88%), d’une garantie d’indépendance (86%), d’un investissement financier intéressant (85%) ou d’une sécurité en cas de problème (84%).

 

Quant aux freins empêchant l’accession à la propriété (question uniquement posée aux non-propriétaires), il s’agit évidemment des revenus (pour 83%) devant la situation professionnelle (65%) et l’âge (60%).

Les seniors pensent ne pas pouvoir avoir accès à un crédit immobilier

Ainsi près de 2 « séniors » sur 3 pensent ne pas pouvoir obtenir de financement alors même qu’ils lèvent les 2 freins précédents puisqu’ils n’ont plus d’instabilité professionnelle et que leurs revenus de retraite sont connus et stables … Pourquoi cette idée ?

 

1/ Un facteur psychologique : dans l’imaginaire collectif on ne prête pas aux séniors

2/ Un élément factuel : le coût de l’assurance emprunteur

 

C’est vrai que les normes bancaires et d’assurances « groupe » ont 50 ans de retard, ils ont conservé les normes d’espérance de vie des années 1960, ou plus exactement ils mutualisent le risque donc pour éviter d’augmenter les tarifs pour tous ils préfèrent refuser d’assurer les séniors (en général au delà de 75 ans)  !

Un exemple d’achat immobilier, pour un âge en fin de prête de… 95 ans !

Pourtant il existe des solutions avec Conseils et Crédits Salon de Provence :

-      Age en fin de prêt : 95 ans

-      Assurance au choix de l’emprunteur

 

Prenons l’exemple concret d’un couple de 65 ans locataire pour 1000 euros par mois avec des revenus de 3000 euros (1500 euros chacun) et qui souhaite un financement de 200000 euros pour acheter sa résidence principale.

 

Réponse classique : durée de financement 10 ans et assurance emprunteur à 0,70% du capital emprunté, soit une mensualité de près de 1900 euros (taux de 1% sur 10 ans). Bien entendu cette solution est irréaliste.

 

Ma réponse : durée de financement 25 ans au taux de 1,85% soit une mensualité de 833 euros hors assurance et assurance « au choix » ce qui concrètement veut dire :

-      L’emprunteur décide d’assurer en totalité le prêt.

-      L’emprunteur décide de ne pas assurer le prêt considérant que le bien immobilier acheté couvrira la créance du prêteur.

-      L’emprunteur décide d’assurer partiellement le prêt, en durée et/ou en montant.

 

Voilà une 3ème solution pour l’assurance à laquelle personne ne pense : calculer la couverture des séniors en fonction de la pension de réversion du conjoint survivant

Supposons dans notre exemple que le conjoint survivant touche 300 euros de pension de réversion, additionné à ses revenus cela fait donc 1860 euros. Pour conserver un endettement acceptable il suffit donc d’assurer le prêt à 25% pour chaque emprunteur. Ainsi au total la mensualité sera de 930 euros avec assurance et en cas de décès d’un des deux emprunteurs elle passera à 625 euros ce qui donne un reste à vivre suffisant (sans compter bien sûr l’avantage de la constitution d’un patrimoine).